jeudi 31 mai 2012

Dilemme( 4ème partie)

Le lendemain matin, Harry n'était pas à table pour le petit déjeuner. Du coup, son père se rendit dans sa chambre pour en savoir plus sur son état.
- Le petit déjeuner est servi mon fils lui dit -il quand son fit lui ouvrit la porte.
- Je le prendrai plus tard.Pour l'heure il serait intéressant que nous terminions notre conversation d'hier répondit Harry.
- Comme tu veux, approuva le père en tirant une chaise.
- Papa, je sais que tu veux que je réussisse, que je devienne quelqu'un. Je suis conscient des énormes sacrifices que tu as consenti pour moi en finançant des études de médecine aux coûts très exorbitants. J'ai tout fait pour te faire plaisir en obtenant mes diplômes. Le problème c'est que je ne veux pas être médecin.
- Qu'est ce que tu veux donc faire de ta vie? lui demanda son père choqué et perplexe.
- Je veux devenir humoriste professionnel.
- Quoi!!!! s’étonna le père ahuri. Il soupira profondément puis ajouta: Harry, tu es en train de perdre la tête. Ressaisis toi mon fils.
- Contrairement à ce que tu penses, je suis très lucide, je sais ce que je dis. Je veux pour une fois, décider par moi même et faire quelque chose qui me plait. Je ne vis pas pour uniquement pour te faire plaisir et accomplir tes rêves. Je veux vivre ma vie.
- Devenir humoriste, c'est ce que tu appelles faire sa vie?  Tu as devant toi une formidable carrière de médecin avec tout ce que cela comporte comme avantage. S'il te plait Harry, ne jette pas à l'eau cette opportunité. Oublie tes sauts d'humeur et pense à ton avenir.
Un silence lourd s'installa dans la chambre. Fixant son père dans les yeux, Harry lui dit:
A suivre

mercredi 30 mai 2012

Dilemme ( 3ème partie)

- Papa, j'aimerais te parler lui dit Harry .
- Très bien assieds toi mon fils. Avant de te laisser la parole, j'aimerais te dire encore comment je suis fier de toi. Tu es un garçon brillant. Tous les invités ont admiré ton sens de responsabilité et ton amour pour le travail. Un de mes amis me confiait qu'il aurait aimé avoir un fils comme toi. Par ailleurs, j'ai reçu un coup de fil de l'hôpital où tu dois travailler. Le directeur me disait qu'ils sont impatients de te voir. Il a également ajouté que c'était un honneur pour eux d'accueillir la crème de la crème.
- Je ne suis pas sûr de pouvoir y travailler, répondit brutalement Harry.
- Pardon! fit le père choqué.
Harry prit son courage à deux mains et s'expliqua.
- Je dois t'avouer papa que j'ai fait toutes ces longues études pour te faire plaisir et accomplir ta volonté. Maintenant, je pense qu'il est temps que je réalise mon propre rêve.
Déboussolé, monsieur Spencer se leva du canapé et répliqua.
- Tu as certainement bu beaucoup d'alcool ce soir. Va te reposer et on pourra mieux parler demain quand tu seras plus lucide.
A suivre

mardi 29 mai 2012

Dilemme ( 2ème partie)

Le rêve du père de voir son fils devenir médecin s'était réalisé mais certainement pas celui du concerné. Harry avait fait des études de médecine dans un seul but: faire plaisir à papa. Son père avait tellement investi dans son éducation qu'il se sentait obligé de lui faire plaisir. Aujourd'hui, alors que les autres se réjouissaient, Harry lui se demandait s'il n'était pas temps de dire la vérité à son père. Quelle vérité? En fait Harry a toujours eu envie de faire une seule chose: devenir un humoriste professionnel. Il aimait bien cela et avait un talent naturel pour faire rire les autres. Comment son père réagira t-il s'il lui annonce cette nouvelle?  Harry connaissait la réponse. Il savait que son père se mettrait en colère.  Faut -il continuer de faire plaisir à son père en embrassant un métier qu'on aime pas ou alors prendre ses responsabilités et décider de faire ce qu'on aime même si cela doit susciter le courroux de celui là qui a consenti d'énormes sacrifices pour vous? C'était là le dilemme de Harry. Que faire? Pendant toute la fête, la question trottait dans sa tête. Il devait prendre une décision très rapidement avant sa prise de fonction en qualité de médecin  dans un hôpital privé de Los Angeles dans une semaine. Là encore, c'est son père qui lui avait trouvé ce travail grâce à ses nombreux contacts dans la région. Quand les lampions s'éteignirent et que tous les invités rentrèrent chez eux, Harry décida de parler à son père...
A suivre

dimanche 27 mai 2012

Dilemme

Beverly Hills, été 2003, le père Spencer avait invité tous ses amis dans son château pour fêter un evènement spécial : la fin des études de médecine de son fils Harry. Pour l'occasion  Spencer, richissime homme d'affaires américain n'avait pas lésiné sur les moyens: grand banquet, champagne, caviar, présence d'un parterre de célébrités dont des acteurs de cinéma et des artistes musiciens. L'ambiance etait  et joyeuse et festive. Très heureux, monsieur Spencer prit la parole pour s’adresser aux convives:
- Chers amis et honorables invités, je vous remercie de votre présence à cet évènement exceptionnel. Toute ma vie, j'ai travaillé dur pour le succès de mon fils unique Harry. Comme vous le savez certainement, mon fils représente tout pour moi. Après le décès de sa mère alors qu'il n'avait que deux ans, j'ai voulu lui assurer un avenir en lui offrant une éducation de qualité. J'ai dit à mon fils qu'il deviendra un jour un grand médecin. Et bien mesdames et messieurs ce jour est arrivé. Harry vient d'obtenir son doctorat en médecine dans l'une des plus honorable université Californienne.
Le public applaudit chaleureusement . Radieux, le père continua:
- Harry est un garçon exemplaire. Il a toujours fait ma fièrté. Je vous invite donc chers amis à vous lever afin que nous portons un toast en l'honneur de mon fils et de sa nouvelle carrière.
Tout le monde était ivre de joie à l'exception d'un seul: Harry.
A suivre

samedi 26 mai 2012

Bizarrerie

Le lion essaie t-il de voler comme l'oiseau?
Le poisson cherche t-il à vivre hors de l'eau?
La girafe saute t-elle de branche en branche comme le singe?
Le crocodile apprend t-il à courir comme le lièvre?
Le manguier produit il des oranges?
Le pommier a t-il pour fruits des figues?
Seul l'Homme s'acharne à faire ce pour quoi il n'est pas né. Il se met dans un moule qui n'est pas le sien.
A méditer...

jeudi 24 mai 2012

Le libanais ( suite et fin)

- Landry, chaque être humain possède au moins un talent. Il n'y a personne qui en soit dépourvu. Malheureusement très peu de gens mettent en valeur leurs dons et talents. Par ailleurs, il faut que tu comprennes que la réussite n'est jamais accidentelle. On ne réussit pas par hasard. Avoir du talent ne signifie pas succès automatique. Il faut travailler dur pour perfectionner ses talents.
- Je veux sincèrement avoir une vie comme la votre, lui dit le jeune.
- Commence par te fixer des objectifs, par identifier les richesses que tu possèdes, tes dons et talents.
L'entretien entre le libanais et Landry dura plus de deux heures. Avant de laisser partir son hôte, Nader lui remit un présent:
- Tiens ceci est pour toi.
Landry déballa le paquet et constata avec surprise.
- Un livre!!! dit il avec étonnement.
- Oui, c'est le meilleur cadeau que je puisse t'offrir. Landry, si tu veux aller loin dans la vie, il faut que tu lises beaucoup. La lecture est le meilleur moyen de se développer, d'apprendre.
- Franchement, la lecture n'a jamais été mon point fort .
- Il faut maintenant que tu changes d'avis. C'est le premier challenge que tu dois surmonter. Si tu ne lis aucun livre intéressant, tu resteras la même personne dans plusieurs années. Penses y.
Fin

mercredi 23 mai 2012

Le libanais ( 8ème partie)

- Si je vous comprends bien, vous êtes devenu un homme d'affaires très prospère parce que vous aimé faire le commerce? interrogea Landry.
- J'ai commencé les affaires quand j'étais à l'école primaire, répondit Nader.
Ah bon!!!! s’étonna l'adolescent.
- Je t'explique. Quand j'étais enfant, j'avais toujours dans mon cartable un surplus des stylos et des crayons. Quand un élève manquait de quoi écrire, je lui prêtais mon matériel moyennant quelques pièces. C'est cela faire des affaires n'est ce pas? lui demanda le libanais en souriant.
- Vous avez cela dans le sang, répondit Landry.
- Je pense que chaque être humain a un domaine dans lequel il excelle. C'est inévitable. Le problème, c'est que les gens se contentent de suivre la tendance ou la philosophie imposée par la société. Résultat: les gens n'accomplissent rien et finissent leur vie dans la misère. Je veux que tu évites ce piège Landry. Ne te conduis pas comme un mouton de Panurge. Tu es une personne intelligente dotée de talents et de capacités incroyables. Il est de ta responsabilité de les maximiser si tu veux réellement réussir.
Landry resta un instant silencieux. Il n'avait jamais entendu de pareils propos. Fixant son interlocuteur dans les yeux il lui demanda:
- Vous avez parlez de talent tout à l'heure. Est il vrai que tout le monde en possède?
A suivre

lundi 21 mai 2012

Le libanais ( 7ème partie)

- Et tu es en quelle classe? lui demanda Nader.
- En troisième.
- Très bien. L'école est très importante dans la mesure où elle nous permet d'acquérir une formation, de recevoir un diplôme. Mais, j'ai le regret de t'annoncer que l'école n'est pas la panacée de la réussite.
- Ah bon!! s'étonna Landry.
- Ce message parait révolutionnaire, je sais. Mais regarde dans ce village. Il ya beaucoup de diplômés qui tirent le diable par la queue et qui mènent une vie misérable.
- Mais ce n'est pas de leur faute, c'est le système, c'est la faute du gouvernement qui ne crée pas des emplois, objecta le jeune homme.
Nader secoua la tête, but une gorgée de jus d'orange puis répondit:
- Si tu veux réussir, il faut absolument que tu changes ta manière de penser. La réussite ne se limite pas à avoir un boulot.
- J'avoue que je ne te comprends plus, lui dit Landry en vidant son verre.
- Écoute ma philosophie, reprit le libanais sur un ton calme et posé: réussir dans la vie c'est offrir au monde ce qu'on sait faire, ce que l'on a à l'intérieur de soi. C'est servir les autres avec ses dons et ses talents. Quand tu comprends cela, tu changes de perspective. Maintenant, je ne mets pas en cause la notion de travail, pas du tout. Ce que j'essaie de faire comprendre, c'est que on est véritablement épanoui quand on fait ce pour quoi on est né. Et en le faisant, tout le reste suit.

dimanche 20 mai 2012

Le libanais ( 6ème partie)

- Par rapport à ce que je viens de te dire, est ce que tu as une idée de ce que tu veux faire plus tard? demanda Nader .
- Franchement pas du tout, répondit Landry .
- Il faut que tu y penses. Le succès commence quand on sait ce qu'on veut. C'est simple mais malheureusement plusieurs personnes ignorent cela. Les gens vivent sans but, sans objectifs précis. Conséquence: les années passent et ils n'accomplissent. Ils tournent en rond sans avancer. C'est vraiment malheureux! Il ne faut pas que cela soit ton cas.
- Ce que vous dites est très important, reprit Landry, mais comment peut on savoir ce qu'on veut réellement faire? Je veux dire, y a t-il un moyen ou des indices qui peuvent m'aider à choisir une futur carrière ou un futur métier?
- C'est une question très pertinente. Tu sais jeune tous les hommes sont différents . Nous avons tous des talents, des capacités ou encore des désirs propres.  Pour répondre à ta question, ce que tu dois faire, c'est un examen profond de ta personnalité. Qu'est ce que tu aimes faire?  Quelles sont les choses que tu fais naturellement et qui te procurent  un grand plaisir?
- Je n'ai jamais pensé à tout ça, confessa Landry avant d'ajouter: tout ce que j'ai toujours entendu, c'est d'aller à l'école pour obtenir un diplôme.
A suivre

vendredi 18 mai 2012

Le libanais ( 5ème partie)

- Alors dis moi Landry, qu'est ce que tu veux savoir à mon sujet? demanda Nader.
- J'ai plusieurs questions à vous poser monsieur. La première est celle ci: comment êtes vous devenu un homme d'affaire si prospère?
- A travers ta question, je comprends que tu n'es pas un jeune comme les autres. J'admire ton courage et ta curiosité. Ce que tu dois savoir jeune homme c'est que la réussite n'est jamais accidentelle?
- C'est à dire? l'interrompit Landry.
- Cela veut simplement dire que on ne réussit pas par hasard. Il faut que tu retiennes ça . Plusieurs personnes pensent à tort que le succès est une question de chance. Non, c'est pas vrai.
- Concrètement, comment vous avez fait, questionna encore Landry.
- La première chose jeune homme, c'est de savoir ce que tu veux. Quand j'ai quitté mon pays d'origine le Liban pour arrivé ici, je savais exactement ce que je voulais faire: m'investir dans les affaires. C'était là mon objectif. Malgré les difficultés rencontrées, je suis resté concentré sur mon objectif. Qu'est ce que tu veux faire plus tard?  Que deviendras tu dans dix ans? Jeune homme, il faut que tu aies une réponse claire et précise à ces questions.
A suivre

mercredi 16 mai 2012

Le libanais ( 4ème partie)

- Qu'est ce que tu veux dire en parlant de rêve de me rencontrer? Je croyais que dans ce village, j'étais l'ennemi juré de tous, demanda Nader au jeune homme.
- En tout cas pas pour moi. C'est vrai que vous faites l'objet d'une hostilité généralisée mais   pour moi, vous êtes l'objet d'une attraction.
- Explique toi, Landry lui dit le libanais l'air perplexe.
- En fait disons les choses telles qu'elles sont: vous êtes l'homme le plus riche du village et aussi un homme d'affaires opulent. Je me suis dit que si vous êtes arrivé à ce niveau c'est que vous avez un secret. Et moi je veux apprendre de vous.
- C'est vraiment nouveau, répondit le libanais étonné de l'engouement de Landry.
Nader servit un  nouveau verre de jus d'orange à son hôte puis ajouta:
- C'est la première fois que j'entends ces choses. Landry tu es d'une intelligence exceptionnelle. Généralement quand les gens rencontrent des personnes riches, c'est pour leur demander de l'argent ou du travail. Mais là, toi tu veux connaitre le secret qui m'a propulsé à un tel niveau. J'avoue que je tombe des nues. Je suis à la fois surpris et fier de ta démarche.
A suivre

mardi 15 mai 2012

Le libanais ( 3ème partie)

L'opportunité tant attendue par le jeune Landry pour accéder à la forteresse du libanais se présenta un mercredi après midi. En effet ce jour là, le jeune qui rôdait autour de la résidence aperçu le libanais qui déchargeait un camion de marchandises en provenance de la capitale.
- Puis je vous aider monsieur? proposa spontanément Landry.
- Bien sûr, avec plaisir répondit Nader .
Lorsque Landry pénétra dans l'enceinte de la maison, il fut impressionné par le décor des lieux: meubles style Louis XIV, tapis orientaux, vaisselles en or, tes tables en bois de cèdres... Toutes les marchandises furent rangées au sous sol dans un grand entrepôt.  Juste à côté, il y avait une grande salle de gymnastique toute équipée . ' Whaouuu!!!' s'exclama Landry. A la fin du rangement Nader offrit un verre de jus d'orange bien frais au jeune homme et l'invita à s'asseoir à ses côtés dans le salon.
- C'est la première fois que je reçois un jeune de ce village à mon domicile.
- Pour moi, c'est tout simplement l'accomplissement d'un  rêve .
- Ah bon? fit le libanais très surpris en raison de l'hostilité de la population à son égard.
A suivre

lundi 14 mai 2012

Le libanais ( 2ème partie)

Contrairement à tout le village qui était hostile à Nader, le jeune Landry admirait le libanais. Il voulait percer le mystère qui s'est construit autour de l'homme et surtout comprendre comment ce dernier avait connu un succès si éclatant. ' Il doit certainement avoir un secret' pensa l'adolescent. Comment accéder au libanais? C'était la question qui trottinait dans l'esprit de Landry car Nader vivait  dans une grande villa entourée d'une grande clôture en pierre. Une véritable forteresse. Le libanais vivait seul dans le village. Sa femme et ses trois enfants avaient élu domicile à Abidjan, la capitale où elle gérait d'autres affaires de son mari. Outre les magasins, Nader était également propriétaire d'une grande compagnie de transport urbain et de nombreux biens immobiliers. C'était vraiment un homme riche. Sa fortune personnelle se chiffrait à des millions de francs cfa. Un après midi, Landry s'approcha discrètement de la Villa du libanais. De chaque côté de l'immense portail qui bloquait l'entrée principale, se dressaient deux statuts de lions en bronze. Sur le mur,  une écriture dorée indiquait: propriété privée de la famille Nader. La bâtisse s'étendait sur des hectares. Au milieu des cris d' oiseaux perchés dans les arbres fruitiers soigneusement alignés autour de la villa,  Landry ne cessait de s'interroger: par quel moyen réussirais je à pénétrer à l'intérieur de ce labyrinthe?
A suivre

dimanche 13 mai 2012

Le libanais

Nader était un riche commerçant libanais installé dans un village d'Azaguié, au sud de la Côte d'Ivoire. L'homme avait fait fortune dans l'exportation du cacoa dont le pays est le premier producteur mondial. Nader était également propriétaire de grands magasins de riz . Mais dans le village où sa villa surplombait toutes les autres maisons, Nader n'était pas du tout aimé. Certains l'accusaient d'être un  trafiquant, d'autres de commerçant véreux , corrompu dont la recherche du profit était sans commune mesure. C'est d'ailleurs pourquoi dans le village les parents avaient interdits à leurs enfants de s'approcher du Libanais. Nader n'avait pas l'air de se préoccuper de toute cette hostilité à son égard car il justifiait l'attitude des villageois comme un sentiment de jalousie. Arrivé presque les mains vides trente ans plutôt, il avait réussi grâce à son courage et à son amour pour le travail à se classer au dessus des autochtones . Comme toute réussite, celle de Nader suscita rivalité et haine au sein de la population. Un jour,Landry un adolescent de quatorze ans curieux d'en savoir plus au sujet du riche commerçant décida de lui rendre visite. Une démarche très risquée dans village où la quasi totalité des habitants n'aimait pas le libanais.
A suivre

mercredi 9 mai 2012

Kevin


         Le juge vient de refuser votre demande de  mise en liberté conditionnelle, annonça l'avocat Fournier à Kevin. Fixant son client dans les yeux, il ajouta :
Votre cas est complexe. Nous avons exploré toutes les voies de recours sans malheureusement obtenir gain de cause.
La nouvelle assomma Kevin. Bouleversé, il se prit un moment la tête dans ses mains. Son visage renfrogné exprimait l'amertume .L'atmosphère devenait lourd dans le parloir. L’avocat, visiblement peiné par l'attitude de son client lui dit:
- Il faut que je parte, j'ai plusieurs dossiers qui m'attendent au bureau.
Il se leva pour quitter les lieux quand Kevin l'interpella :
- Je dois encore passer cinq années dans cette maudite prison.
Monsieur Fournier tenta de lui remonter le moral.
- Je comprends votre déception. Je sais que c'est difficile de rester enfermer. Vous
avez réussi à résister pendant sept  ans. Il ne vous en reste plus que cinq. Prenez courage. Les cinq années passeront vite, vous verrez.
Sur ces mots, il sortit en vitesse du parloir. Kevin était abattu .Il avait espéré en cette liberté conditionnelle. Maintenant il devra purger toute sa peine derrière les barreaux. Pendant que le gardien de faction le ramenait dans sa cellule, Kevin se souvint du jour où sa vie bascula dans l'horreur...

Ceci est un extrait tiré de mon livre 'De la prison à la gloire'

lundi 7 mai 2012

Au milieu de la nuit ( suite et fin)

A la fin de l'émission, Élodie eut une autre perspective au sujet d'elle même, mais aussi au sujet de la vie. Elle comprit que se donner la mort n'était pas la solution à ses problèmes. Certes ses parents ne vivent plus, mais la vie continue. Elle se leva lentement du lit puis se rendit dans la salle de bain. Elle passa de l'eau fraîche sur son visage soudainement redevenu clair. Elle se regarda attentivement dans le miroir et se dit: la meilleure façon de faire plaisir et d'honorer mes parents assassinés, c'est de réussir et surtout de laisser une marque indélébile dans ce monde. Alors que tout était calme dehors au milieu de cette nuit glaciale, un espoir énorme avait remplacé la torpeur, l'agonie, la fureur dans le cœur d’Élodie. Elle retourna dans la chambre, cette fois s'assit sur la table et composa de façon spontanée ces quelques vers:
Au milieu de la nuit
De la mort est sortie la vie
Dans mon cœur, la nuit a accouché un jour plus long
Désormais je choisis d'être ravie
Même au milieu de circonstances noires comme du goudron.
Oui, la vie est belle quand on a une bonne perspective
Et surtout quand on sait et comprend que toute chose est relative
Maintenant, je suis une nouvelle personne de l'intérieur
Avec une mentalité prête à dominer les événements extérieurs
Je peux donc crier sans reverse: au milieu de la nuit est né le soleil.

dimanche 6 mai 2012

Au milieu de la nuit ( 6ème partie)

Assise dans la pénombre de sa chambre d'hôpital, Élodie écoutait attentivement chaque phrase de ce spécialiste en neurologie. L'homme dont elle n'avait jamais entendu parler s'exprimait avec grande assurance.
- Pour tous ceux qui regardent cette émission, poursuivit -il, et qui pour une raison quelconque auraient décidé de se donner la mort, j'aimerais dire ceci: le suicide est l'acte le plus ingrat et surtout le plus égoïste du monde. Pourquoi? Simplement parce qu'en décidant de vous suicider, vous choisissez volontairement de priver le monde de votre apport, de votre don, de votre expertise. Car n'ignorez pas que vous avez un rôle important à jouer, vous êtes important. Pour vous aider à comprendre, considérez cette image: un danger menace un groupe de six personnes retirées quelque part dans une plaine. Toutes ces personnes réussissent à s'engouffrer dans une camionnette pour fuir le danger. Parmi toutes ces personnes, une seule à son permis de conduire et donc capable de manœuvrer le véhicule. Alors que tout le monde est apeuré et impatient de fuir, la seule personne capable de conduire manque à l'appel. Déçus et inquiets, les autres se mettent à hurler: mais diantre où est il?  Vous aurez compris, la seule absence du chauffeur met en péril la vie de tous. Mesdames et messieurs qui me regardez, ce chauffeur c'est vous. Ne privez pas les autres de votre expertise. Vous êtes plus important que vous ne l'imaginez. Pour l'amour des autres , ne vous donnez pas la mort. Au contraire apportez votre pierre à l'édifice.
- Whaouuu!!!! se dit Élodie
A suivre

jeudi 3 mai 2012

Au milieu de la nuit ( 5ème partie)

Couchée sur le lit de l’hôpital, Élodie était complètement abattue. La mort brutale de ses parents l'avait assommée. La vie pour elle ne représentait plus rien. Au milieu de la nuit,, elle se leva et ouvrit la fenêtre de sa chambre située au onzième étage de l'immeuble. Elle voulut se jeter par la fenêtre pour se donner la mort. Toute la nuit elle avait planifié l'idée de son suicide. ' Me jeter dans le vide serait très violent' pensa t-elle. Puis elle regarda autour d'elle dans l'espoir de trouver une aiguille ou une boite de médicament...en vain. Elle voulait une mort douce. Tout en réfléchissant à la manière dont elle allait se donner la mort, Élodie alluma la télé perchée au dessus de son lit. Après un moment de zapping sans grand intérêt, elle tomba par hasard sur une émission qui retint son attention. Un spécialiste en neurologie expliquait l'importance du cerveau et la puissance de la pensée humaine. L'homme disait en substance ceci:
- Votre cerveau est dix mille fois plus puissant qu'un  ordinateur. Vous avez été crée pour contrôler tout ce qui se trouve autour de vous. L'ingéniosité de l'espèce humaine est étonnante. Regardez autour de vous, admirez ces inventions faites par les hommes. Vous êtes capables de tout. Le seul problème c'est qu’en général l'homme se laisse conduire par ses instincts comme un animal. C'est là le danger. Vous êtes plus que cela. C'est d'ailleurs ce  qui explique que dans certaines religions, l'Homme est comparé à des dieux. Prenez conscience de qui vous êtes et ne laissez pas les circonstances du moment, si affreusent soient elles, déterminer vos choix...
Au fur à mesure qu’Élodie écoutait le spécialiste, un espoir naissait en elle...
A suivre

mercredi 2 mai 2012

Au milieu de la nuit (4ème partie)

- Où suis je? Qu'est ce que je fais ici demanda Élodie à son réveil.
- Vous êtes à l’hôpital mademoiselle, lui répondit l'infirmière de garde qui ajouta: reposez vous, cela vous fera du bien.
- Mais pourquoi suis je là? insista Élodie.
- Calmez vous mademoiselle, je crois que pour l'heure ce qui est plus important c'est que vous vous reposiez.
Élodie avait perdu ses esprits. Elle avait oublié tout ce qu'elle avait vécu la veille. Vers 11h du matin, le commissaire Rondon se rendit à l’hôpital pour lui expliquer la réalité des choses.
- Mademoiselle, entama l'officier, j'ai besoin de vous pour conduire mon enquête. Pensez vous que quelqu'un avait des raisons d'en vouloir à vos parents?
- Mes parents ont toujours été des gens gentils et loyaux. Je ne vois pas qui aurait des raisons de leur en vouloir, répondit passiblement Élodie.
- Est ce que votre père fréquentait il des organisations sécrètes? demanda à nouveau l'officier.
- Je ne crois pas. Papa se méfait toujours des organisations communautaristes et autres sectes. Mes parents n'ont jamais rien  fait de mal.
- L'enquête nous situera. Si vous avez des informations qui vous viennent à l'esprit, n'hésitez pas à me contacter, lui dit le commissaire.
- Qu'est ce je vais devenir sans mes parents? hurla Élodie en s'effondrant en larmes.
A suivre

mardi 1 mai 2012

Mes livres





' De la prison à la gloire' et 'les frustrés de l'église' sont deux livres à avoir dans votre bibliothèque personnelle. Disponibles sur Amazon et itunes store. Bonne lecture

Au milieu de la nuit ( 3ème partie)

Assise dans le taxi, Élodie était très inquiète, son cœur battait la chamade." Qu'est ce qui est arrivé à mes parents?" se demandait elle sans cesse. La police avait bouclé tout le quartier du Pont de Neuilly où elle habitait avec sa famille. Elodie descendit en flèche du taxi et se mit à courir vers la maison. Elle fut immédiatement maitrisée par les policiers qui la conduisirent vers le commissaire Rodon. Ce dernier la prit par les épaules et lui annonça:
- Désolé mademoiselle, vos parents ont été retrouvés assassinés ce matin.
- Quoi!!! hurla la jeune fille avant de s'effondrer sur le plancher.
Une équipe médicale présente sur les lieux la conduisit  à l'hôpital.
En effet , un coup de fil anonyme avait informé la police de l'assassinat des parents d’Élodie. La nouvelle se repandit comme une traînée de poudre dans toute la ville. " Qui a pu faire cela?" se demandait on.
A suivre

Au milieu de la nuit ( 2ème partie)

Quand son avion atterrit à l'aéroport de Roissi Charles de Gaulle, Élodie était aux anges. Elle avait hâte de raconter à ses parents tous les détails de ses vacances passés à Marrakech. Elle sortit de l'aéroport pour les attendre sur le trottoir . Les chauffeurs de taxis ne cessaient de l'inviter à bord de leurs véhicules pour lui proposer leur services. Après plus d'une demi-heure d'attente, les parents d’Élodie n'étaient toujours pas arrivés. Elle commença à s'inquiéter car ses parents étaient d'ordinaires très ponctuels. D'ailleurs son père avait coutume de répéter cette philosophie américaine à savoir 'le temps c'est de l'argent'. Élodie essaya donc de les joindre sur leurs téléphones portables. En vain. ' Qu'est est il arrivé à mes parents?' se demanda t-elle. Elle décida d'appeler à la maison. On décrocha à la première sonnerie.
- Allô  papa ? demanda t-elle.
- Non,  c'est le commissaire Rodon. A qui ai je l'honneur?
- Le commissaire, répéta t-elle ahurie! Puis je parler à mes parents s'il vous plait ? ajouta t-elle le cœur apeuré.
- Mademoiselle, dites moi où vous êtes et j'envoie une équipe vous chercher.
- Y a t-il un problème commissaire ? demanda Élodie la voix haletante .
- Je ne peux pas vous le dire au téléphone, où êtes vous? questionna à son tour l'officier.
- Je suis à l’aéroport, je saute dans un taxi .
- A tout à l'heure...
A suivre