samedi 26 mai 2018

L’homme qui fuyait son appel ( Fin)


- Vous savez Edouard, pour moi, tout a commencé quand j’étais au collège,  en classe de cinquième . Le professeur de français nous avait demandé de créer une histoire illustrée par des images, des dessins. Quand j’ai fait mon devoir,  non seulement j’ai eu la meilleure note de toute la classe, mais il m’a dit des paroles que je n’ai jamais oublié. Il me dit “ Nourdime, cela fait vingt cinq ans que j’enseigne. Je n’ai jamais vu un élève qui dessine aussi bien que toi. Tu as un talent incroyable de dessinateur. Ecoute bien ceci. Les talents et les dons d’un homme lui ouvrent de grandes portes . Cultive , rafine, paufine ton talent  sans relâche. Il te menera un jour au sommet. C’est ce que je fais. J’attends une opportunité interessante pour rendre ma demission de ce travail. En attendant, je travaille en collaboration avec certains magazines dont  le magazine “ Sous le soleil”.
- Dans mon cas précis, qu’est ce que je peux faire? demanda Edouard avec curiosité.
- Votre question prouve que la chose vous interessse. C’est très bien. On commence toujours avec ce que l’on a. Dans votre cas , je ne vous demanderai pas de construire un garage de reparation de voitures. Cela demande des moyens financiers. Par contre, ce que vous pouvez faire, c’est de travailler dejā  avec quelqu’un qui a un garage. Cela vous aidera non seulement ā continuer d’apprendre et de vous perfectionner, mais aussi de vous tisser des relations avec vos potentiels clients.
Edouard baissa la tête en signe de regrets.  
- Pourquoi êtes vous triste? interrogea Nourdine.
- En fait, après vous avoir écouté, je réalise que j’ai commis une grave erreur. Je travaillais dans un garage oὺ j’étais très apprécié de mon patron. Malgré la bienveillance de ce dernier, j’ai demissionné sous prétexte que je gagnerais mieux ma vie en travaillant dans un bureau.
- Les erreurs sont humaines Edouard, tenta de consoler Nourdine. Retournez chez votre ancien patron, présentez lui toutes vos excuses. Je suis sûr qu’il vous reprendra.
- Merci monsieur Nourdine. Merci de m’avoir donner une nouvelle perspective de la vie. Je mettrai en pratique tous vos conseils. Dès demain, je retourne voir mon ancient employeur.



Fin

mardi 22 mai 2018

L’homme qui fuyait son appel ( 6 ème partie)

- Connaissez vous le magazine “ Sous le Soleil” ? lui demanda l’homme ?
- Bien sûr, repondit Edouard avec empressement.
-  Ouvrez le tiroir sous la table ā votre gauche , et donnez moi quelques exemplaires, s’il vous plait.
Le tiroir était rempli d’anciens exemplaires du magazine. Edouard en retira cinq. Il remit quatre ā son interlocuteur dont il ne connaissait toujours pas l’identité, et garda un .
- Ouvrez le magazine ā la page 14, lui ordonna t-il.
“ Sous le Soleil “ est un magazine  spécialisé  dans le domaine de la mode. Chaque mois le magazine publiait sa Une la photo d’une star qui, ā travers une interview partageait ses goûts alimentaires, vestimentaires, devoilait quelques aspects  de sa vie privée etc. Le magazine était l’un des plus vendus dans tout le pays et la sous région.
 La page 14  était réservée ā la rubrique “ Détente”. En effet,  ā cette page, on y trouvait  toujours une bande dessinée  ā la fois humoristique et didactive.
- Que voyez vous ā la page 14 ?  demanda encore l’homme.
-  Des dessins, des caricatures.
- Maintenant , regardez la signature en dessous.
- C’est marqué “ King Nourdi” repondit Edouard.
- Eh bien, “ King Noudi” c’est moi, c’est mon nom artistique. C’est comme cela que je signe tous mes articles.
L’artiste sortit de son costume un badge avec sa photo et le logo du magazine et continua ainsi:
- Mon nom ā l’état civil est Nourdime  Diaki. Je travaille dans ce bureau pour le gouvernement du pays comme inspecteur des impôts. Mais ma vraie passion c’est le dessin. Savez vous comment j’ai decouvert ma vocation de dessinateur ?
- Edouard secoua la tête sans dire un mot.
Tenez vous bien, je vais vous raconter mon histoire, poursuivit “ King Noudi visiblement enthousiaste de partager son témoignage…
A suivre...

lundi 21 mai 2018

L'homme qui fuyait son appel ( 5 ème partie)


Le lundi suivant, Edouard rencrontra l’homme  dont il avait réparé la voiture. L’entretien se deroula ā bâton  rompu.
- Merci encore une fois  d’ avoir reparé  ma voiture la dernière fois. J’ai été impressionné par votre dextérité. Dites moi, oὺ est situé votre garage de reparation auto ?  Je pourrai vous recommander de nombreux amis.
Edouard baissa la tête. Lui qui avait toujours rejetter l’idée de devenir mécanicien auto, se defendit en ces termes.
- Je n’ai pas de garage. La réalité, continua t-il, c’est  que je ne veux pas devenir mécanicien. Mon rêve, c’est de travailler dans l’administration comme vous par exemple .
Ebahi par les propos d’Edouard, l’homme lui dit.
-  Excusez moi d’être direct avec vous, mais  laissez moi vous dire que vous poursuivez le mauvais rêve. Dans votre cas, je ne parle même pas de rêve mais plutôt de mirage. Vous n’avez aucun rêve, Vous poursuivez  des illusions. Qui vous a dit que travailler dans un bureau est un signe de réussite ? Qui vous a inculqué cette mentalité? Mais pourquoi diantre, les hommes n’aiment pas valoriser ce qu’ils ont et préferent poursuivre du vent ?
L’homme se leva de son siege, visiblisement agacé par le raisonnement d’Edouard ; et alla ouvrir un grand placard situé derrière la porte. Il sortit un carton qu’il plaça devant Edouard et lui dit.
- Je vais vous montrer quelque chose.
 Il sortit plusieurs dessins et assena:
- Vous voyez tous ses dessins. C’est moi qui les ai faits. Je suis un dessinateur de bandes dessinées. C’est ma passion.
Voyant que son interlocuteur était très attentif ā ce qu’il disait, il lui posa cette question
Connaissez – vous ….
A suivre