samedi 25 mai 2019

Grabouni l’oublié ( 6 ème partie)


Le mobilier était modique. Deux chaises en raphia et un fauteuil de trois places recouvert d’un velours rouge Bordeau.
“ Encore une fois, bonne arrivée chez toi pétit frère. Merci de m’avoir honoré en choisissant de passer la nuit chez moi. Tu aurais pu choisir de rester ā l’hôtel mais tu as préféré mon hospitalité. Cela me va droit au coeur. “ lui dit Boumaye d’une voix pleine d’émotion.
“ Tu sais grand frère, pour moi la famille est très importante. Elle est plus importante que tout. Tu n’a donc pas ā me remercier.  Au fait, dis comment est mort le pétit frère “ s’enquit Kouri avec impatience.
Comme s’il voulait bien se faire entendre, Boumaye râcla la gorge et entama : “ Majunte est mort d’une appendicitite aigϋe, selon le rapport medical.”
“ Quoi ! “  sursauta Kouri, comme s’il venait d’entendre une incongruité. Il fixa son grand frère du regard et répeta machinalement “ Il est mort d’une appendicite”. Il marqua une pause et ajouta “ incroyable !”.
Son grand frère qui l’observait avec stupeur lui demanda: “ Kouri cela t’etonne t-il que quelqu’un décède d’appendicite ? “.
“ Mais oui, voyons. L’appendicite est une inflammation ou inflection de l’appendice c’est ā dire une partie du gros intestin appélé côlon . Il suffit d’une pétite intervention chirugicale pour s’en debarrasser. Je suis donc abasourdi qu’au 21 ème siècle quelqu’un puisse perdre la vie pour un mal d’appendicite.”
“ Mais le problème pétit frère c’est qu’il n’ya même pas eu d’opération chirurgicale ? “ précisa Boumaye.
“ Je ne comprends plus rien. Je pensais qu’il était mort parce que ...
A suivre

mardi 14 mai 2019

Grabouni, l’oublié ( 5 ème partie)

“ Je te raconterai tout une fois ā la maison. Le pétit frère a souffert avant de rendre l’âme.”
Le taxi venait de se garer devant un immeuble de quatre étages ā la façade jaunie et délabrée. Boumaye, le grand frère de Tounti , était ouvrier au port. Cela fait maintenant quinze qu’il y travaille. Certes le salaire était certes insuffisant mais grâces aux activités parallèles, il arrivait tant bien que mal ā joindre les deux bouts. En effets Boumaye et son groupe liquidaient auprès de certains grossistes les marchandises defaillantes dont les armateurs voulaient se debarasser. Boumaye et son groupe percevaient un faible pourcentage sur chaque article vendu. Mais la plus grande satisfaction de Boumaye était l’acquisition de son appartement de quatre pièces. Son pétit frère Kouri le lui offrit quelques années plus tôt en guise de cadeau d’anniversaire. C’est d’ailleurs l’unique investissement que son Kouri réalisa dans son pays. Il préferait pour des raisons personnelles investir aux Etats Unis et en Europe notamment ā Paris. Ainsi outre les investissements boursiers, il avait acquis,  grâces ā la vente de ses livres et ses conférences universitaire rémunérées ā prix d’or ,  des biens immobiliers ā Boston, New York et Paris oὺ il possedait de beaux  appartements ā l’avenue Montaigne et ā la rue du Faubourg Saint- Honoré.
 Après s’être débarbouillé et mangé un savoureux plat de riz locale ā la sauce arachide dah, son grand frère et lui prirent place au salon...
A suivre...