Les propos de Phillipo touchèrent Robert. Devant les
difficultés, sa réaction consistait
toujours soit à trouver des excuses, soit à blâmer les autres ou les
circonstances. Recemment quand il perdit son emploi, il s’acharna d’emblée sur
le gouvernement l’accusant de ne rien faire pour preserver les emplois dans le
pays. Ensuite, il accusa les banquiers et autres gourous de la finance d’être responsables
de la crise économique mondiale.
Finalement il dechargea sa colère sur les directeurs de son entréprise qui selon lui,
se préoccupaient plus de leurs bonus exhorbitants au lieu de se soucier
de leurs employés. Toujours les autres, jamais lui…
Entendre donc le conférencier parler de “ mentalité
de victime’’ était à la fois nouveau et révolutionnaire pour Robert. Il n’avait
jamais entendu un tel message. Du haut du podium, monsieur Phillipo continua:
- Le monde ne
se construit pas avec des pleurnichards, encore moins avec des personnes qui ne
savent pas ce qu’elles veulent, qui n’ont aucune vision, aucun objectif, aucun
plan. Si vous faite partie de cette catégorie,
il est temps de changer.
'' J’ai l’impression que cet homme parle
exclusivement de moi'' se dit Robert.
A suivre

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire