- Le deuxième conte que je vais vous raconter, leur dit il , a choqué tous les habitants de Winke un village situé dans la région de la Moyenne- Guinée.
Le public écoutait religieusement. Il se délectait des contes du patriarche Bimou.
Dans le firmament, on avait l’impression
que les étoiles et la lune, dont la lumière avait effacé les ténèbres qui enveloppaient le village, s’abreuvaient
elles aussi des paroles de l’orateur.
L’histoire, continua le patriarche, concerne une jeune homme
du nom de Baldé. Il avait trente ans et était grand de taille. Il avait une forme athlétique comparable a celle
d’un lutteur. Baldé était marié et avait deux enfants. Les autres habitants du
village l’enviaient parce que sa case était située ā quelques pas du fleuve qui
traversait le village. Les eaux de ce fleuve étaient douces et limpides .
Certains affirmaient qu’elles avaient des vertus curatives.
Chaque soir, les femmes munies de grosses jarres parcouraient de grandes distances
pour s’approvisionner en eau. La famille
Baldé n’avait pas ā fournir tant d’effort en raison de leur proximité au
fleuve. Mais un jour, les femmes ont constaté quelque chose d’anormale. Une
odeur pétrifiante avait envahi les environs. "D’où vient une telle odeur ?"
se demandèrent elles. La première hypothèse qui leur vint ā l’esprit fut celle d’un
animal décomposé. Elles voulurent se renseigner auprès de la femme de Baldé,
mais celle ci était en voyage depuis deux semaines. Et comme la tradition
interdisait aux femmes d’approcher un homme en l’absence de son épouse, les
femmes ne pouvaient pas s’adresser ā Baldé. Elles informèrent donc le chef du
village au sujet de cette odeur nauséabonde. Le chef et quelques
notables se précipitèrent vers la case de Baldé.
A leur grande surprise…
A suivre

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