- Peu importe le nombre d’années que cela dure, vous pouvez
toujours être libre, insista Goudon.
A la fois inquiet et sceptique, l’artiste Vilo Martin
chuchota:
- Ce n’est pas le bon endroit pour en parler. On pourrait
peut être se retrouver quelque part, je veux dire dans un endroit plus discret.
Ému de compassion, Goudon répondit:
- Je vois que votre réputation vous coûte cher… bien plus
que votre liberté. Ce n’est jamais bien
d’être esclave. Et croyez moi, je sais de
quoi je parle.
- Ah bon, vous avez vécu la même chose? questionna Vilo étonné.
- Une autre forme d’addiction, pas la votre. Mais c’est la même
souffrance. Les esclaves subissent tous la même humiliation, quel que soit le
nom du maître. Je vous attendrai demain après midi dans le Parc en face. Soyez
ponctuel, je horreur du retard.
- A quelle heure? demanda l’artiste.
- 15h, répondit Goudon en sortant de la loge…
A suivre

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