Monsieur Goudon était assis sur un banc ā l’ombre d’un mûrier
platane, un arbre bien connu pour son feuillage spécial . Un peu plus loin en
face de lui, des enfants jouaient ā la balançoire. La bonne humeur de ces
gamins lui rappela Gabriela son unique petite fille
décédée un an plutôt . Elle avait mortellement
été chauffée par une moto ā sa sortie d’école
pendant qu’elle traversait la route sur le passage piéton. Goudon se remémorait cette tragédie quand il
sentit une main sur son épaule. C’était celle de l’artiste Martin Vilo. Il
arriva cinq minutes avant l’heure du
rendez vous, ā la grande joie de Goudon.
- Belle journée, n’est ce pas , remarqua l’artiste en s’asseyant
sur le banc.
- Tout ā fait, ҫa
fait du bien d’avoir du soleil, acquiesҫa Goudon.
- Avec tous ces concerts, vous devez être un homme très
occupé.
- Heureusement que j’aime ce que je fais, autrement je n’aurais
pas supporter le rythme, lui dit Martin Vilo.
- Pour gagner du temps, allons droit au but. Parlez moi de
cette addiction dont vous souffrez , lança Goudon sur un ton empreint ā la fois
de compassion et d’amour.
A suivre

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