lundi 2 septembre 2019

Love

It's easy to say " I love her or I love him". The question is: can you pass the Love Test?
Love is deeper than you think.
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vendredi 30 août 2019

The Love Test

Je vous présente mon nouveau livre en anglais.
The Love Test
People really love you ?
This book will challenge your answer.
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vendredi 28 juin 2019

Grabouni, l’oublié ( 8 ème partie)

Furieux je criai “ Mais diantre où sont- ils ?”. C’est en ce moment qu’un garçon de salle me prit de côté et me fit cet incroyable aveu : monsieur, le vendredi et les weekends les médécins désertent en catimini  l’hôpital public pour offrir leurs services aux cliniques privées de la capitale. Ils réçoivent pour seulement une heure de prestation l’équivalent de ce que le gouvernement leur verse comme salaire ici en un mois. C’est un business très juteux qui n’est pas prêt de s’arrêter. Puis il me regarda avec apitoiement et ajouta. Votre pétit frère est tombé malade le mauvais jour. Mais je demanderai ā l’infirmier de garde de vous lui trouver des calmants . Les médicaments lui permettront peut être de tenir le coup jusqu’ā lundi.
-  “ Lundi ! “ hurlai je ?
- “ Comme je viens de vous l’expliquer, vous ne verrez aucun médécin ici avant lundi. Je comprends votre désarroi, mais c’est la réalité du terrain.”
Kouri était tellement tétanisé qu’aucun mot ne sortit de sa bouche. Boumaye, avala une gorgée de Mougi, une boisson locale faite ā base de gingembre et de piment. Le Mougi est réputé pour ses vertus antioxydants. Les hommes prètent également au Mougui des qualités aphrodisiaques. Toujours est il que le Mougui est un breuvage rafraîchissant que les habitants de Grabouni consomment sans modération. A l’aide d’une serviette de table, Boumaye s’essuya la bouche et poursuivit “ Je regardais impuissant mon pétit frère pleurer et gémir, reclamant de l’aide. La scène était tellement insurportable, que je demandai ā ma femme de rentrer ā la maison”.

- Mais pourquoi ne...
A suivre

mercredi 5 juin 2019

Grabouni l’oublié( 7 ème partie)

“ Je ne comprends plus rien. Je pensais qu’il était mort parce que l’opération avait mal tournée”, lui dit Kouri.
“ Attends que je t’explique tout en détails “ temporisa Boumaye. Kouri acquiesça de la tête.
“ En fait, réprit Boumaye d’un ton calme et posé, tout a commencé un vendredi. Alors que j’étais au travail, ma femme m’appéla toute affolée m’informant que Majunte était  très malade et qu’il se tordait de douleur. Très  rapidement j’enjoignit  ma femme de le conduire rapidement ā l’hôpital. Quelques minutes plus tard, je les y rejoignit. Il était exactement 18h 42 . Majunte était allongé sur un banc dans la salle d’attente hurlant les mains au niveau de son bas ventre. Ā ses côtés,  d’autres malades étaient assis livrés ā eux mêmes. Je courus rapidement au bureau du médecin pour l’appeler.” Le grand frère marqua une pause volontaire comme pour suciter une réaction de son interlocuteur.
“ Et alors “, fit Kouri le visage renfrongné.
Boumage continua son récit: “ Il n’ya point de médecin ce soir lā. Ni le médécin généraliste, ni le chirurgien n’ étaient  presents. Furieux je criai “ Mais diantre où son tils ?”. C’est en ce moment qu’un garçon de salle me prit de côté et me fit cet incroyable aveu : monsieur...
A suivre

samedi 25 mai 2019

Grabouni l’oublié ( 6 ème partie)


Le mobilier était modique. Deux chaises en raphia et un fauteuil de trois places recouvert d’un velours rouge Bordeau.
“ Encore une fois, bonne arrivée chez toi pétit frère. Merci de m’avoir honoré en choisissant de passer la nuit chez moi. Tu aurais pu choisir de rester ā l’hôtel mais tu as préféré mon hospitalité. Cela me va droit au coeur. “ lui dit Boumaye d’une voix pleine d’émotion.
“ Tu sais grand frère, pour moi la famille est très importante. Elle est plus importante que tout. Tu n’a donc pas ā me remercier.  Au fait, dis comment est mort le pétit frère “ s’enquit Kouri avec impatience.
Comme s’il voulait bien se faire entendre, Boumaye râcla la gorge et entama : “ Majunte est mort d’une appendicitite aigϋe, selon le rapport medical.”
“ Quoi ! “  sursauta Kouri, comme s’il venait d’entendre une incongruité. Il fixa son grand frère du regard et répeta machinalement “ Il est mort d’une appendicite”. Il marqua une pause et ajouta “ incroyable !”.
Son grand frère qui l’observait avec stupeur lui demanda: “ Kouri cela t’etonne t-il que quelqu’un décède d’appendicite ? “.
“ Mais oui, voyons. L’appendicite est une inflammation ou inflection de l’appendice c’est ā dire une partie du gros intestin appélé côlon . Il suffit d’une pétite intervention chirugicale pour s’en debarrasser. Je suis donc abasourdi qu’au 21 ème siècle quelqu’un puisse perdre la vie pour un mal d’appendicite.”
“ Mais le problème pétit frère c’est qu’il n’ya même pas eu d’opération chirurgicale ? “ précisa Boumaye.
“ Je ne comprends plus rien. Je pensais qu’il était mort parce que ...
A suivre

mardi 14 mai 2019

Grabouni, l’oublié ( 5 ème partie)

“ Je te raconterai tout une fois ā la maison. Le pétit frère a souffert avant de rendre l’âme.”
Le taxi venait de se garer devant un immeuble de quatre étages ā la façade jaunie et délabrée. Boumaye, le grand frère de Tounti , était ouvrier au port. Cela fait maintenant quinze qu’il y travaille. Certes le salaire était certes insuffisant mais grâces aux activités parallèles, il arrivait tant bien que mal ā joindre les deux bouts. En effets Boumaye et son groupe liquidaient auprès de certains grossistes les marchandises defaillantes dont les armateurs voulaient se debarasser. Boumaye et son groupe percevaient un faible pourcentage sur chaque article vendu. Mais la plus grande satisfaction de Boumaye était l’acquisition de son appartement de quatre pièces. Son pétit frère Kouri le lui offrit quelques années plus tôt en guise de cadeau d’anniversaire. C’est d’ailleurs l’unique investissement que son Kouri réalisa dans son pays. Il préferait pour des raisons personnelles investir aux Etats Unis et en Europe notamment ā Paris. Ainsi outre les investissements boursiers, il avait acquis,  grâces ā la vente de ses livres et ses conférences universitaire rémunérées ā prix d’or ,  des biens immobiliers ā Boston, New York et Paris oὺ il possedait de beaux  appartements ā l’avenue Montaigne et ā la rue du Faubourg Saint- Honoré.
 Après s’être débarbouillé et mangé un savoureux plat de riz locale ā la sauce arachide dah, son grand frère et lui prirent place au salon...
A suivre... 

lundi 22 avril 2019

Grabouni, l’oublié ( 4 ème partie)


L’éclairage publique était un lointain souvenir. La pénombre couvrait la ville. Le long des rues, les commerçants proposaient aux passants leurs produits dans un brouhaha o la clameur des  vendeurs ā  criée se mêlaient aux klaxons des taxis conduits par des chauffeurs indisciplinés qui se souciaient plus de leurs recettes journalières que du respect du code de la route. “ Pourquoi le pays n’a t-il pas évolué pendant toutes ses decennies?” se demandait il quand la voix de son grand frère Boumaye assis ā ses côtés dans le taxi qui les ramenait ā la maison.
“ Maman sera très contente de te voir”.
“ Comment va t’elle ? “ demanda t-il sans grande conviction.
On eut l’impression qu’il était plus préoccupé de l’état de son pays que de celui de sa famille.
“ Maman se portait très bien avant le décès du  pétit frère qui a affecté toute la famille” répondit Boumaye, devenu subitement triste.
“ Au fait, de quoi est il mort ? J’ai l’impression que vous ne m’avez pas tout dit au téléphone.”..
A suivre

jeudi 18 avril 2019

Grabouni, l’oublié ( troisième partie)

Kouri est fier de son pays.   Lequel pays dont il  vante la culture ἁ l’extérieur, mais dont il a du mal ἁ fouler le sol quand le sort de la vie l’y constraint ā y retourner. Cette fois ci, c’était la mort de son petit frère Majunte qui  força son retour sur sa terre natale. Kouri était le cadet d’une famille de cinq garҫons dont Majunte était le benjamin. Il avait ἁ peine deux ans quand Kouri s’envola pour l’étranger. Le coeur meurtri, il fut le dernier ā descendre de l’aéronef. La chaleur torride  du pays contrastait avec le froid glacial qu’il avait quitté la veille. Le climat et la barrière linguistique ont été les deux grands défis auxquels il fut longtemps confrontés en Amérique.  S’il avait pu dompter la langue de Cheaskpear au point même de l’enseigner aux natifs américains, il n’en était rien du defit 
climatique. Kouri s’était simplement résigné ἁ vivre dans une ville comme Boston oὑ les températures en hiver sont très basses. La saison du froid est la période de l’année la plus nostalgique pour Kouri.  Lui qui a toujours aimé les températures chaudes expérimentait un véritable contraste. Si ἁ l’extérieur la canicule battait son plein, ἁ l’intérieur de lui son coeur était froid. En trente deux années d’absence, son pays n’avait pratiquement fait aucun bond vers le developpement. Les rues  de la capitale dont le bitume était ā peine visible étaient dans un état de dégradation lamentables...
A suivre

jeudi 4 avril 2019

Grabouni, l’oublié ( Deuxième partie )

Malheureusement après plusieurs tentatives infructueuses ἁ l’examen de fin d’études sécondaires, Kouri résolut d’aller tenter sa chance ἁ l’étranger notamment au pays de l’oncle Sam. Ce choix se revela très payant. Comme s’il avait une revanche ἁ prendre sur son passé ponctué d’echecs successifs, Kouri devint un tout autre homme aux Etats Unis. Il travailla dur sur toute la ligne. En trente deux ans, il connut dans sa nouvelle vie plus de hauts que de bas pour enfin devenir professeur titulaire  dans une des meilleures universités de Boston sur la côte est des Etats Unis avec ἁ la clé un PhD en Littérature Américaine. Kouri est l’auteur du célèbre roman “ the forgotten” dont l’ Amérique toute entière rafolle et qui a été traduit dans plusieurs langues.  Ce best seller ā fait de l’auteur une icone internationale. Lors de ses interventions  sur de nombreux plateau de télés pour des interviews, il se plait ā dire avec condescendance que le titre de son roman est le nom de son pays Grabouni qui signifie “ L’Oublié” . Kouri est fier de son pays.   Lequel pays dont il  vante la culture ἁ l’extérieur, mais...
A suivre 

mardi 2 avril 2019

Grabouni, l’oublié

L’avion venait d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport international de  Grabouni, pays dont le nom signifie en langue locale “ l’oublié”.  Alors que les autres passagers s’activaient pour descendre de l’avion, Kouri, était assis sur son siège pensif.  C’était la deuxième fois qu’il rentrait dans son pays après l’avoir quitté trente deux années plus tôt.  Cette fois encore,  le motif de son retour au bercail était le même que le précédent : le décès d’un membre proche de la famille. La première fois, c’était la mort de sa tante Tounti, la pétite soeur de sa mère.  Une femme vaillante , brave dont le commerce de pagne nourrissait non seulement ses enfants et son mari Goubert,  mais aussi les cousins et nièces restées au village. On l’a surnommait “ Gnianmou” ce qui signifie en ethnie Magnaye ( l’une de trois plus grandes ethnie du pays ) “ la productive” . Tante Tounti portait vraiment son nom. C’était une femme battante. Tout ce que ses mains touchaient, elle le transformait en or. Elle était propriétaire  de  vastes champs de maraîchers dont le commerce lucrative a fait d’elle une femme financièment indépendante. Elle intervenait aussi dans le commerce de bijoux et de fruits de mer.  Sa puissance financière lui conférait un incontournable  pouvoir de decision dans une société dominée par la gente masculine et  dans laquelle la femme a  toujours été comme “ une sans voix”.  Mais avec tante Tounti les choses étaient differentes . Dans le milieu familiale et urbain, on s’amusait ā dire que “ quand tante Tounti dit non c’est non”. Ce droit de véto  factuel  était certes critiqué mais obéit par tous.  Kouri devait tout ἁ cette tante. C’est grâce ἁ elle qu’il avait rejoint la capitale pour finir ses études sécondaires. Malheureusement... 
A suivre