L’avion
venait d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport
international de Grabouni, pays dont le
nom signifie en langue locale “ l’oublié”.
Alors que les autres passagers s’activaient pour descendre de l’avion,
Kouri, était assis sur son siège pensif.
C’était la deuxième fois qu’il rentrait dans son pays après l’avoir
quitté trente deux années
plus tôt. Cette fois encore, le motif de son retour au bercail était le
même que le précédent : le décès d’un membre proche de la
famille. La première fois, c’était la mort de sa tante Tounti, la pétite soeur de sa mère. Une
femme vaillante , brave dont le commerce de pagne nourrissait non seulement ses
enfants et son mari Goubert, mais aussi
les cousins et nièces
restées au village. On l’a surnommait “ Gnianmou” ce qui signifie en ethnie
Magnaye ( l’une de trois plus grandes ethnie du pays ) “ la productive” . Tante
Tounti portait vraiment son nom. C’était
une femme battante. Tout ce que ses mains touchaient, elle le transformait en
or. Elle était
propriétaire de vastes champs de maraîchers dont le commerce lucrative a fait d’elle
une femme financièment
indépendante. Elle intervenait aussi dans le
commerce de bijoux et de fruits de mer. Sa
puissance financière lui conférait un incontournable pouvoir de decision dans une société dominée
par la gente masculine et dans laquelle la
femme a toujours été comme “ une sans
voix”. Mais avec tante Tounti les choses
étaient differentes . Dans le milieu familiale et urbain, on s’amusait ā dire
que “ quand tante Tounti dit non c’est non”. Ce droit de véto factuel était certes critiqué mais obéit par tous. Kouri
devait tout ἁ cette tante. C’est grâce ἁ
elle qu’il avait rejoint la capitale pour finir ses études sécondaires.
Malheureusement...
A suivre
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