L’éclairage publique était un lointain souvenir. La pénombre couvrait la ville. Le long des
rues, les commerçants proposaient aux passants leurs
produits dans un brouhaha oὺ la clameur des vendeurs ā criée se mêlaient aux klaxons des taxis conduits
par des chauffeurs indisciplinés qui se souciaient plus de leurs recettes
journalières que du respect du code de la route. “ Pourquoi le pays n’a t-il
pas évolué pendant toutes ses decennies?” se demandait il quand la voix de son
grand frère Boumaye assis ā ses côtés dans le taxi qui les ramenait ā la
maison.
“
Maman sera très contente de te voir”.
“
Comment va t’elle ? “ demanda t-il sans grande conviction.
On
eut l’impression qu’il était plus préoccupé de l’état de son pays que de celui
de sa famille.
“
Maman se portait très bien avant le décès du
pétit frère qui a affecté toute la famille” répondit Boumaye, devenu
subitement triste.
“
Au fait, de quoi est il mort ? J’ai l’impression que vous ne m’avez pas tout
dit au téléphone.”..
A suivre
